LA TAVERNE ABSURDE

jeudi 2 juillet 2009

J'chu pas un fif!


Eille, c'est pas parce qu'on porte du rose qu'on doit être mis dans la catégorie des amis à Mado Lamothe. J'te l'dis moi!

lundi 29 juin 2009

Pause ciné




J'ai pu regarder deux films dernièrement; je devrais plutôt dire Sir Laszlo m'a laissée écouter deux films. Deux semaines où maman et belle-maman se sont relayées pour nous permettre de souffler un peu.

Deux magnifiques oeuvres que je n'avais pas encore eu le temps de visionner. Deux histoires de rédemption; sujet que j'affectionne particulièrement.

Le premier, Il y a longtemps que je t'aime raconte la vie de Juliette, à sa sortie après 15 ans de prison. Son crime? Avoir tué son enfant. Pourquoi? Faut voir le film. Majestueuse Kristin Scott Thomas.

Le deuxième, Les cerfs-volants de Kaboul raconte la vie d'Amir, petit afghan qui traîne un secret et sa couardise à bras levés. Un événement, bien plus tard dans sa vie d'adulte lui permettra de se racheter.

Deux films absolument à ne pas manquer. Juste pour le plaisir de voir autre chose que du pipi-caca boudin.

samedi 27 juin 2009

Supposition


Michael Jackson n'est plus.

Sauf que...

S'il était assez fou pour simuler sa propre mort?

Ça m'a passé par la tête. Peut-être est-il allé rejoindre Elvis sur l'île mystérieuse. Qui sait?

mardi 23 juin 2009

Commentaire inutile




Bobby Ewing a une sacré coupe de cheveux!

dimanche 21 juin 2009

Théâtre d'été



Vaudeville à la Taverne cette nuit.

Je me lève à trois heures du mat car il fait chaud et on sue du cul. La nouvelle thermopompe nouvellement acquise ne fonctionne pas encore depuis son installation jeudi, paralysée qu'elle est d'un manque de 2 pieds de fil.

Belle-maman passe quelques jours avec nous et en bonne grand-mère aime bien s'occuper du cowboy aristocrate. À trois heures, elle est dans la salle de bain et Jr dans le salon. Je retourne me coucher. Première porte qui ferme.

À trois heures trente, Chéri se lève et intime l'ordre à sa mère d'aller se coucher. L'heure est venue de prendre le cowboy avec nous. Deuxième porte qui ferme.

À quatre heures, je me relève. Je vois que tous les draps de belle-maman sont en pile dans la salle de bain. Léger fumet de pipi de chat en Odorama. Retourne dans la chambre. Troisième porte qui ferme.

Entend la porte de belle-maman ouvrir. Me relève. Réouvre la porte. Chat psychotique a choisi l'oreiller de Belle-maman pour effectuer ses carences urinaires. Elle m'assure qu'elle s'est arrangée.

Retourne dans la chambre. Raconte le désastre à Chéri qui se lève. Réouvre la porte et va voir comment sa mère s'en tire. Reviens tout débiné en me disant qu'elle est arrangée en martyre.

La thermopompe ne fonctionne toujours pas. Il va sans dire qu'on sue toujours du cul mais qu'on se fait suer tout court par tant d'activité.

Le cowboy lui, dort les deux poings fermés, les deux jambes longues de trois pouces et demi levées en arc et arbore un sourire sur son mini visage sans que l'on ne sache pourquoi...

vendredi 19 juin 2009

Tirade


"Le monde marche sur la tête. L'autre jour, j'achète une lampe; j'arrive chez moi je l'installe. Pas d'ampoule! Alors vous allez me dire: "Tout le monde le sait : y'a belle lurette qu'on achète les ampoules à part..."

Mais réfléchissez deux secondes...

Faut tout de même être le dernier des cons- et je dis pas ça pour vous!- pour trouver normal qu'une lampe soit vendue sans son ampoule.

Non?!

Y'a un mec un jour- un plus fort que les autres- encore celui-là-, un qu'a dû faire handball au collège, qui bossait dans les lampes, et qu'a dit:"pourquoi on filerait ces ampoules à tous ces cons?"

Comme c'était une riche idée-riche au sens où ça fait gagner des pépettes-, ça fait boule de neige et aujourd'hui quand tu achètes une lampe faut que tu y retournes le lendemain avec ton petit papier.

Parce qu'attention! Y te faut la puissance max de l'ampoule, son type de culot...C'est pas dur, si t'as pas de noté t'es mort et tu mélanges tout...et tu finis au bord de la mort de soif et de la dépression à arpenter le fichu magasin en comprennant pas pourquoi ils les font plus avec les ampoules!!

Pis t'achète la foutue ampoule et tu peux enfin t'éclairer...

...Le truc, c'est que quand tu reviens du magasin, il fait JOUR...

C'est la veille au soir qu'il t'aurait fallu de l'éclairage!

Je vous vois venir..."Il coupe les cheveux en quatre"...Mais imaginez: vous allez au garage acheter une voiture et le type vend les pneus À PART!?

"Ah bon? Vous voulez les pneus avec? C'est pas courant!"

"Tout le monde roule sur les disques jusqu'au marchand de pneus! Ah ben oui, ça les arrange pas mais c'est comme ça qu'on a toujours fait!"


L'accablante apathie des dimanches à rosbif
Sébastien Vassant & Gilles Larher

jeudi 18 juin 2009

Minceur


Dans une autre vie, affectée à d'autres occupations,, je voyais toutes sortes de choses à tous les jours.

Un Photo-Police en téléréalité "live" quotidiennement.

J'aimais bien ce boulot et je le détestais en même temps.

Je détestais voir ces humains qui avaient mis le pied sur un caillou et qui s'étaient cassé la cheville au lieu de juste avoir de la chance de ne pas avoir fait de faux-pas.

Il y avait deux clientèles. Je voyais des monsieurs-madames-tout-le-monde qui du jour au lendemain s'étaient mis eux-mêmes dans le pétrin.

Cet homme qui amoureux fou d'une danseuse à gogo...Menace...Sursis. Emprisonné dans sa maison sans barreaux.

Cette grande folle hystérique gai qui s'était amouraché d'un gars d'un milieu criminel... Juste une fois. Trafic de stup. Lui aussi, en sursis, dans son cocron sans barreaux avec son minuscule caniche.

Cette femme qui...homicide involontaire. Sursis.

Cette grand-mère qui avait gagné le gros lot au casino et qui croyait avoir trouvé une nouvelle source de revenus, veillant son mari qui se mourrait d'un cancer à la maison et ne pouvait plus travailler. On ne gagne pas toujours au casino. Fraude. Sursis.

Et il y avait tous ces petits ou grands délinquants qui avaient toujours toutes les bonnes raisons les ayant poussés à faire de la criminalité leur mode de vie. Aucune introspection. Aucun remords. Ils étaient là à braire que c'était leur dernière fois, qu'ils avaient compris, qu'ils ne recommenceraient pas. Pffff! Utopie. Six mois plus tard, ils étaient de retour.


Et il y avait les autres; ceux qui franchissaient la ligne pour la première fois. Ceux qui s'étaient mis dans le pétrin. Une seule fois dans leur vie.

Et lorsque je regardais leurs yeux, parfois j'avais froid dans le dos. Car la ligne est bien mince. Parfois, leurs regards apeurés, inquiets, rougissants de honte; ces regards de gens simples qui n'avaient juste pas trop pris le temps de réfléchir, ils pourraient être un jour le mien, le vôtre, le nôtre...