mercredi 30 juillet 2008

Bonne journée, je t'aime!

Lorsqu'ils ont quitté leur domicile, le matin du 11 septembre 2001, combien de gens ont vraiment pris la peine de saluer et d'embrasser leur conjoint comme si c'était la dernière fois qu'ils le voyaient?

Sûrement peu d'entre eux.

Certains étaient en retard, certains étaient préoccupés par leur meeting où leur carrière devait se décider, certains venaient de se faire enguirlander parce qu'ils avaient oublié la veille d'acheter du café.

Plusieurs ont franchi le seuil de la porte, certains sûrement en la claquant, dans le silence le plus total.

Lorsqu'on passe près de mourir, on devient un peu moins con. On ne quitte plus sans dire aurevoir, on emmagasine chaque moment juste au cas...

Tant qu'on a pas touché la fragilité de la vie, on se croit invincible. Vêtu de quoi au juste? Une cote de maille tricotée de pas grand chose. 

Tout devient important lorsqu'on passe près de tout perdre. Et encore plus  lorsqu'on perd tout.

La plus grande chance que j'aie dans ma vie est de ne plus jamais oublier qu'en un seul instant, tout peut s'arrêter.

C'est la plus belle odyssée qui soit!






4 commentaires:

Charlotte Moderne a dit…

Voici le blog d'un homme qui, en l'espace de 27 heures a vu naître sa fille et mourir sa femme. Il raconte sa vie de père monoparental. Sa fille a maintenant 4 mois. http://www.mattlogelin.com/

Merde ça fait réfléchir!

J'm'en fais trop pour les autres... a dit…

En effet, après avoir perdu mon enfant, ma chume et avoir moi-même passé à 2 doigts de la mort, plus une journée ne passe innaperçue et je vis comme jamais aujourd'hui !

J'espère que ton message ouvrira les yeux de certaines personnes qui ne prennent pas le temps d'aimer les simples choses!

Marieve a dit…

charlotte moderne: merci pour le lien! Quel blogue!

Sissa a dit…

Oufff... quelle journée ce fameux 11/09 là...